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#1 05-08-2015 12:50:49

Urgell
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La fin du tourisme de l'alcool en Espagne ?

La fin du tourisme de l'alcool en Espagne ?

SOLWEIG OGEREAU 15 Mars 2015

Le tourisme de l’alcool, qui a longtemps régné en Espagne, est depuis plusieurs années fortement remis en cause, au point que certains annoncent sa fin. Le phénomène semble en plus se déplacer vers les pays de l’Est après avoir causé des ravages, notamment en Catalogne et dans les îles Baléares, mais aussi en Italie.

http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/7513609-11588160.jpg?v=1425565214

Le « binge tourism », ainsi dénommé en 2004 par le ministre de l’Intérieur catalan de l’époque, consiste à visiter un pays d’une façon particulière : pour un forfait à bas prix, certains organismes mettent à la disposition des clients un certain nombre de bars et de discothèques. L’Espagne, et surtout la Catalogne, est très prisée à ce niveau, en raison, d’une part, d’un climat accueillant, mais aussi de prix avantageux comparés à ceux de leur pays d’origine pour les Français, les Britanniques et les Allemands, premiers consommateurs de « binge tourism » en Espagne. Dans les lieux les plus prisés, les pubs aux noms anglais se sont multipliés afin d’attirer encore plus de jeunes, et pour leur éviter un trop grand dépaysement. Tous les panneaux sont en anglais dans les environs. C'est d'ailleurs la langue qu'on y entend le plus.

Depuis 2011, les nombreux règlements de compte dûs à l’alcool et les cas de « balconing », autrement dit se jeter dans la piscine de l’hôtel depuis le balcon, ont non seulement amené les habitants à protester, comme à Barcelone, mais aussi les autorités à réagir. À Lloret del Mar par exemple, une discothèque a été fermée à la suite de nombreuses altercations qui ont notamment causé la mort, en juillet 2011, d’un Britannique de 15 ans, poignardé alors qu’il tentait de mettre fin à une altercation entre plusieurs Français. Des mesures visant à limiter la vente d’alcool ont aussi été prises, mais ces décisions sont remises en cause par les commerçants, qui insistent sur le fait que tous ne se comportent pas aussi mal. Certains viennent même en famille. Les profits de l’été permettent aux vendeurs et aux barmans de vivre toute l’année. Ceux-ci redoutent une baisse du nombre de touristes.

Mais les inconvénients, outre les problèmes d’insécurité et le désagrément causé pour le voisinage, se font déjà sentir depuis un moment. Les hôtels de luxe n’attirent plus autant, la région d’Alicante a perdu une demi-douzaine de ses hôtels cinq étoiles les plus emblématiques entre 2009 et 2011. Le manque de tenue de ces Européens à la recherche d’ivresse à bas prix fait fuir les autres touristes, ce qui a amené le maire de Majorque à une nouvelle tactique  : la consommation d’alcool deviendra interdite vingt-quatre heures sur vingt-quatre. De nouveaux complexes hôteliers et restaurants chics y seront ouverts. L'objectif est d’attirer une clientèle différente, plus respectueuse mais aussi plus à même de dépenser, et donc d’enrichir l’île.

LE « TOURISME DE CUITE » SE DÉPLACE VERS L’EST
Le phénomène de « tourisme de cuite » n’est pas spécifique à l’Espagne : en effet, l’Italie a elle aussi subi ses ravages, Rome plus particulièrement. Mais face à une législation de plus en plus stricte et à des prix en hausse, les adeptes du « binge tourism » ont fini par se tourner vers de nouvelles contrées : les pays de l’Est, où les prix sont dérisoires. On fait tout pour allécher cette nouvelle clientèle qui attire l’attention sur des membres de l’Union européenne encore relativement récents. C’est donc à Tallin, à Riga et à Budapest que les « pubs crawlings », des tournées de bars organisées à bas prix, attirent désormais. Surtout après la vague qui a déferlé sur Prague, où les prix ont considérablement augmenté entre-temps et ont poussé les partisans de la bière bon marché à aller encore plus loin.

Curieusement, parmi les clients, se trouvent des citoyens auxquels on n’aurait peut-être pas songé : les Scandinaves, les Suédois, mais aussi les Finlandais. Dû aux taxes très lourdes imposées par leurs pays dans le but de limiter la consommation d’alcool, ce genre de tourisme est devenu très populaire pour les Nordiques dans ces régions également. Même si leur réputation n’a pas encore atteint celle des Britanniques, elle n’est pas très bonne dans ces capitales est-européennes nouvellement en vogue. Il faut dire que le comportement des jeunes Britanniques à l’étranger est si mal perçu que, même à Amsterdam, des cautions spécifiques leur sont demandées. Ils doivent signer des formulaires supplémentaires les engageant à rembourser tout matériel endommagé, comme le montre le site d'une auberge de jeunesse.

Toujours est-il que, malgré la situation économique difficile et le poids important du tourisme dans son PIB, l’Espagne semble déterminée à mettre fin au tourisme de l’alcool. Le développement des vols low-cost a déplacé cette forme de tourisme vers l’Europe de l’Est. On peut toutefois se demander pour combien de temps, et quelle sera la prochaine destination de ses adeptes.

http://www.lejournalinternational.fr/La … a2456.html

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#2 03-10-2015 10:27:31

Olol0klO
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Re: La fin du tourisme de l'alcool en Espagne ?

Barcelone. Le tourisme jusqu'à l'indigestion

http://www.ouest-france.fr/barcelone-le … ndigestion

Marc MAHUZIER.

http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640x360/public/2015/10/01/barcelone-le-tourisme-jusqua-lindigestion.jpg?itok=Xjydl4nu&c=7ee626d75bbbbea70e2d13e253c9d17f

Le développement du transport aérien low cost a fait exploser le nombre de touristes qui viennent chaque année visiter la capitale de la Catalogne.

Mais, dans certains quartiers, leur concentration est telle que leur présence finit par excéder les habitants. La nouvelle maire de la ville a pris des mesures pour endiguer cet afflux, pourtant essentiel à l'économie locale.

« Notre quartier est devenu un dépotoir »

Depuis vingt ans, Maria Jose vend des poulets, du lapin et des œufs sur le marché de la Boqueria, le long de la célèbre Rambla. Ce matin, comme tous les jours, les affaires sont médiocres. Il y a pourtant du monde sous la vaste halle. « Des touristes qui prennent des photos et n'achètent rien », soupire la marchande.

Devenue une étape obligée des circuits de visite, la Boqueria est désertée par les Barcelonais qui ont pris l'habitude de faire leurs courses ailleurs. Des vendeurs de smoothies, de fruits coupés et de jambons à emporter remplacent une à une les boucheries et les poissonneries. Maria Jose tient le coup, mais jusqu'à quand ?

Dans la Barceloneta, le tourisme de masse atteint un tel niveau que des associations de « voisins » se sont créées pour tenter d'en limiter les nuisances. Elena, 23 ans, est vice-présidente de l'une d'elles. Cet ancien quartier de pêcheurs, situé le long du front de mer, est un des plus pittoresques de la capitale catalane. Populaire, typique et plein de petits restaurants.

Depuis quelques années, la vie y a changé, avec l'explosion du nombre des pisos turisticos, ces petits appartements loués aux vacanciers. Une clientèle de jeunes vient de toute l'Europe en avion low cost y faire la fête. Oriol, le mari d'Elena, appelle cela le « tourisme de soûlerie » : « Ils se lèvent tard, passent l'après-midi à la plage, à boire de l'alcool acheté dans les épiceries pakistanaises. Dînent d'une paella congelée, puis passent la nuit dans les discothèques. »

Pepe Vilches, né à la Barceloneta il y a une soixantaine d'années, décrit les hurlements et les chansons dans la rue à 5 h du matin. Les excréments que l'on retrouve entre deux voitures. Les cadavres de bouteilles et les papiers gras abandonnés un peu partout. « Notre quartier est devenu un dépotoir », enrage Oriol.

En août 2014, trois vacanciers ont fait irruption nus dans un supermarché. Émotion, puis colère des riverains. La mairie a déployé des médiateurs chargés de rappeler les règles du vivre ensemble. Un coup d'épée dans l'eau. « Les flics ont commencé à mettre des amendes pour tenue indécente. Ça ne marche pas : les touristes s'en fichent, ils ne les paient jamais. »

« L'impression de vivre à Disneyland »

« Officiellement, il y a 70 pisos dans le quartier. En fait, plus d'un millier », assure Oriol. Leur nombre a décollé avec la crise. « 600 € par semaine pour un 35 m2 où ils s'entassent à cinq. Cela rapporte presqu'autant qu'un mois de Smic ! » Du coup, la Barceloneta est devenue un quartier cher à la location à l'année. Les prix s'envolent, des locataires doivent déménager quand le propriétaire décide de ne plus louer qu'aux touristes et ne renouvelle pas le bail. Le phénomène est loin d'être marginal : 70 % des habitants sont des locataires. « Ma fille, qui travaille dans un restaurant, paie 850 € pour 40 m² », assure Pepe Vilches.

Josep Maria vit près de la Sagrada Familia. Cet ingénieur à la retraite ne reconnaît pas non plus le quartier où il est né. Chaque année, la cathédrale du génial Gaudi reçoit trois millions de visiteurs. À toute heure, l'endroit grouille de monde, la rue est envahie de bus panoramiques.

Les commerces traditionnels ont disparu, remplacés par des boutiques de souvenirs ou des franchises internationales. Josep Maria montre un restaurant KFC à l'angle du boulevard : « Avant, c'était un magasin d'accessoires de salles de bain. » Trop de touristes ? « Oui, c'est devenu n'importe quoi, on a l'impression de vivre à Disneyland », tranche Bibiana Garcia, qui tient un hôtel en face du parc de la Ciudadela.

Beaucoup de Barcelonais partagent ce sentiment. Le ras-le-bol est tel que le sujet a dominé la campagne des récentes municipales. Ada Colau, la maire de la gauche radicale élue en juin, a sommé Airbnb de mettre un frein à ses activités. Puis elle a décrété le gel de toute construction d'hôtels. « Un simple moratoire », assure Agusti Colom, adjoint chargé du tourisme. Il parle de « mieux répartir l'offre d'hébergement », en la développant dans de nouveaux secteurs.

Pas question de tuer la poule aux œufs d'or. Avec 7,5 millions de visiteurs par an, sans compter les croisiéristes en escale, le secteur rapporterait autour de 20 millions d'euros par jour.

En attendant, les Barcelonais ne vont plus flâner sur la Rambla, jadis leur promenade préférée. À une fenêtre, cette pancarte : « Nous voulons récupérer notre quartier. » Maria Jose, la marchande de poulets, dit, fataliste : « C'est irréversible, un jour nous serons un marché 100 % touristes. Moi, il faudrait peut-être que j'arrête de vendre de la viande et que je passe à la nourriture à emporter. »

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